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Sécurité Une riposte difficile à mettre en oeuvre dans une région en pleine instabilité politique 19/11/08 19:18 CET

monde

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Comment la communauté internationale peut-elle enrayer le phénomène? Face à des prises de plus en plus grosses et nombreuses, elle mesure la difficulté de la riposte. Des pirates déterminés, organisés, professionnels, minuscules épingles dans une botte de foin.

L’Union européenne compte agir à partir du 8 décembre dans le golfe d’Aden dans le cadre de l’opération Atalanta, un défi pour la première mission navale de la Politique européenne de sécurité et de défense, et qui sera conduite par la Grande-Bretagne .

Une mission pour permettre d’escorter les batiments vulnérables. Sera-t-elle efficace? Il est à craindre que non. La situation est devenue intenable au large de la Somalie. Plus de 90 navires attaqués depuis le début de l’année, deux fois plus qu’en 2007, 200 personnes enlevées… Les primes d’assurances des navires qui transitent par là, 90 pourcent du commerce mondial, ont explosé en un an.

Pour ce représentant d’un groupement d’armateurs, “cette zone est un lieu de non droit, près des côtes comme en pleine mer, une insécurité à son comble due, dit il, à l’instabilité politique dans la région.”

Car au delà d’Atalanta, et de la force navale de l’Otan sur place, tout le monde sait que c’est à terre, et non en mer que le problème se règlera. Dans cette Somalie en proie au chaos depuis 1991, et ou pullulent tous les trafics.